Le développement de demain repose sur les enfants d’aujourd’hui

 

La force du dialogue pour un développement durable inclusif

Publié par Daniel NKUE le

Assemblée Nationale du Cameroun (Sept 2019)

Dans une situation conflictuelle il n’y a pas de développement. En effet, les situations de conflits conduisent à :

  • une cessation d’activités pour une durée de temps indéterminée. Evidemment, en  absence d’activités, l’économie locale est en branle, et la pauvreté s’intensifie chez les populations vulnérables.
  • fragilité du système de santé : les hôpitaux se remplissent et atteignent le point critique où les stocks en médicament s’épuisent. En absence de mobilité, ces stocks ne sont pas renouvelés. Alors, survient la triste finalité, qui est l’accroissement du taux de décès ;
  • fragilité de l’écologie environnant l’espace en conflit. En effet, les espèces végétales et animales sont exposées aux aléas du conflit. Par exemple, l’usage d’engins explosifs détruit les écosystèmes, perturbent les cycles écologiques et modifient les paysages. Aussi, les travaux scientifiques relèvent les pollutions de sources ménagères comme résultant de situation conflictuelle au sein des communautés.
  • Méfiance sociale et freins aux libertés d’expressions. Dans une situation de conflits un climat de méfiance règne au sein de la société. Elle conduit à une restriction dans la communication et au repliement identitaire.  

On observe une forte corrélation entre les situations conflictuelle et la communication. L’incompréhension de l’autre, la violence dans les langages et diverses formes de complexes, sont autant de facteurs qui conduisent à des risques de radicalisation, pouvant conduire à une situation d’extrémisme violent.

Aux regards des conflits qui sévissent de part et d’autres dans le monde et de la situation dans plusieurs régions du Cameroun, le dialogue est un moyen de prévention d’extrémisme violent. C’est dans ce contexte que l’association Yedu-Environ représenté par son Président, a pris part à une séance de travail sur la thématique «  Jeunes pour un dialogue interculturel, interreligieux, intergénérationnel, et l’égalité des sexes au Cameroun », du 3 au 5 Septembre 2019. Organisé à l’Assemblée Nationale conjointement par UNESCO, UNICEF, ONUFEMMES et le PNUD, cet atelier était le lieu de former des leaders de jeunes sur l’importance du dialogue pour la cohésion sociale et bien plus, sur la mise sur pied d’une plateforme nommé « espace jeune » se définissant comme un mécanisme de prévention de toute forme de velléité d’extrémisme violent.

A l’issue des travaux, les représentants de jeunes des diverses régions du Cameroun, accompagnés des sectorielles et autorités traditionnelles ont convenus de l’importance de construire l’écosystème de la paix au Cameroun. Cette tâche n’est réaliste que si l’espace est donné au dialogue inter et intra groupes sociaux.

Réflexion des jeunes sur le rôle des jeunes contre les extrémismes violents

Au-delà de communiquer, dialoguer c’est respecter l’autre. Pour que le dialogue soit effectif, il est nécessaire que les acteurs en présence communiquent leurs points de vue selon les règles de l’art, dans le strict respect des valeurs socio-culturelles qui encadrent nos sociétés. En effet, Il est temps que les parents acceptent que les jeunes et enfant ont droit à l’expression de leurs opinions. Mais aussi, les jeunes et enfants doivent être conscients du respect qu’ils doivent aux ainés. De ce fait, ils doivent s’instruire sur les règles et l’art du langage qui soutient les piliers de la communauté. Il en est de même pour les questions de genre. Tant les hommes doivent descendre du haut de leurs égos pour accepter que les femmes ne sont pas des êtres de seconde classe, tant les femmes doivent démontrer de la sagesse et de la délicatesse lorsqu’elles s’adressent à des hommes (pris aux sens des définitions des sociétés).

Dialoguer de manière à se faire comprendre et non à se faire entendre est donc une arme face aux extrémismes violent. Ceci requiert l’adhésion des parties en présence, la sagesse et l’art de la parole lors des échanges. Il est important que les étiquettes ségrégationnistes soient censurées, et que l’on s’adresse en sa qualité d’homme.

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